Parti de rien, Serge glisse sur le clavier.
Les mots sont une puissance de l'esprit.

dimanche 27 juillet 2014

Chronos ou Intrusion

Bonjour,

Encore un poème à deux mains (Nicolas et Serge) mais différent dans la construction, en effet si les" Vague de mots" s'est fabriquée sur des strophes pour chacun, ici, j'ai repris des vers de Nicolas que j'ai intégrés aux miens pour tenter de donner sens à l'idée du temps qui "ne passe pas", qui revient en pleine figure...

Chronos ou Intrusion

Dans l'espace ou sur le temps
A l’eau claire de nos desseins
Tu grandis jusqu’au présent
Dans la chaire des lendemains

Quand la psyché te croit absent
Avec l’esprit toujours malin
Tu règnes en maître maintenant
De revenir dès le matin

Si les routes qui nous séparent
Ne reviennent qu’un temps épars
Etre ensemble mêlant nos sens
Notre vie sans dissonance

Quand en été
L’âme agitée
Pour qu’en automne
L’âme abandonne
Enfin hiver
L’âme devient fer
Pour qu’au printemps

L’âme soit le sang 

vendredi 18 juillet 2014

Vague de mots

Un poème à deux mains comme ça, sans le savoir, idée surgie d'un RDV à venir, entre copains.
Je ne l'avais jamais tenté, je vous offre le texte, Nicolas l'accepte et donne le titre :

VAGUE DE MOTS

Des vagues de souvenirs relaxantes
Aux miroirs de Baudelaire mon maître
L’homme et la mer éprouvante
Eternelles les peines , les joies à naître

Les voiles gonflées du désir d'ailleurs
Barreur aux yeux posés sur la ligne
Souffle magique sorti du bonheur
Etrave fière glissant sur la guigne

On a tous des envies de nulle-part
Le rêve commence par la rencontre 
D'un livre d'un humain d'un départ
Ou sur les aiguilles blanches d’une montre

Si le temps marque l’homme buriné
Passant de l’ombre à la lumière
Il écrira en page sablée
Des idées folles pour l’éphémère

Permanent d’une histoire jouée
Quand vogue l’idée derrière la main
Sortant sa toile pour voyager
Les mots résonnent jusqu’au matin

Alors poète ou narrateur
Si la page blanche arrive encore
De ton esprit retient la peur
Les maux trébuchent sur les accords

jeudi 16 janvier 2014

L’histoire d’un mec.


L’écho de merci, petit mot qui, comme écrit dans le mémoire du mec, forme aussi le mot crime. C’est quoi le parallèle ? Simplement que merci résonne très fort, et que le crime commis serait qu’il tue l’égo.
Le mec a une histoire, comme chacun, et que l’histoire forge celui qui se montre. Raconteur d’histoires, il vous en narre une petite.
Avant, bien avant, ce mec s’est tourné vers l’enseignement. Il y trouva une piste aux étoiles. Il ne voyait pas (ou ne savait pas) que les étoiles n’étaient pas dans ses yeux, mais autour de lui. La salle, la scène qui s’étalait sous ses pas était aussi ce jardin sur lequel il faisait pousser un tapis de lauriers. Et les lauriers étaient pour lui.
Quel monde merveilleux et magique, ici il sait qu’il a raison, c’est ce que l’on attend de lui : savoir. Et du coup, comme il sait, qu’il est reconnu, on vient le voir pour des conseils. Jamais à court d’idées, toujours la solution, il flatte son égo.
Les années sont passées, le modèle semblait convenir mais doucement, des choses bougeaient, et le mec ne l’analysait pas, il avançait, sûr de sa route. Qu’est-ce qui changeait ? La multiplication des conseils. De plus en plus de monde se tournait vers lui, l’égo gonflait. Inconscient incompétent, voire qu’incompétent, il donnait la route en envoyant tout ce monde sur des territoires inexplorés, c’était leur champ du possible, pas le sien. Il restait sur son piédestal.
Intuitif, rebelle, sensible, éclaireur, imaginatif, râleur, fier… l’image construite, son ego. Et il croyait qu’il était plusieurs, multiples changeant de masque au gré des situations, des environnements. Persona, son masque est-il posé sur le visage, ou le tient-il à la main pour juste le remonter tel un loup ?
Incompétent, il n’a pas remarqué que doucement il offrait de plus en plus d’alternatives aux réponses qu’il proposait. « Voilà 2 portes ! Chacune est une option, à vous de choisir. Nous analyserons ensuite votre choix et nous trouverons réponses pour avancer. »
Quel parallèle : « nous analyserons votre choix ». Mais quelle était la demande, répondait-il à la sienne ? Entendez par-là, qu’il répondait à sa demande, pas à la demande de l’autre, prenant place pour l’autre, chez l’autre, tel un caméléon, il se fondait en l’autre.
Et la conscience émerge a minima, du métier de l’accompagnement qu’il a finalement créé, il voit bien que son arc n’est pas le bon, que la corde qu’il tend n’est pas celle qui doit décocher la flèche.
L’égo n’en prend pas un coup, il comprend que son territoire doit se nourrir du territoire des autres. Sortir du cadre devient finalement ouvrir le cadre !
Il abandonne « éclaireur » qu’il pensait central et le remplace pas défricheur. Un éclaireur revient toujours vers la garde, lui avance et quand il se retourne, il s’aperçoit juste qu’il est loin, pas toujours suivi par les autres. Les a-t-il perdus, égarés en chemin ? Le mec ne cherche pas de réponse, il part défricher autre part…
Tous les cheminements qu’il fait, les questions qu’il se pose, les introspections qu’il réalise, l’amènent  toujours à la porte… des métiers de la connaissance humaine. Il ouvre alors son cadre au coaching. Il aime dire que la vie c’est des rencontres, une rencontre, la liaison qui s’opère, l’étincelle qui éclaire. Assurément, il a « embrassé » cette formation. Il voit toujours Ego, il ne le cache pas, persona est là.
Hier, ce mec a fait encore des rencontres. Il a flatté Ego, mais conscient, et il a joué le rôle attendu. Il ne pouvait pas croire qu’il serait imposteur sur le rôle demandé, mais il ne savait pas qu’il avait si bien cheminé… compétent.
II – IC – CI – CC : il y aura toujours des mouvements de yoyo, mais le crime serait de tuer Ego. C’est un moteur, il semble apprendre à le calibrer. Il le sait.
Juste pour clore ce post, un quatrain :
A la conscience de ma vaine impuissance, santé !
Si tu t’abreuves à mes lèvres perlées, danger !
Par le chemin que tu choisis, affirme l’envie !
Par la force de l’esprit qui bascule, pose ta vie !
Un mec.


dimanche 12 janvier 2014

Ce mec me parle...


Ce mec me parle...

Je me fais un cadeau pour mes 50 piges !

Découvrez son talent, ouvrez-vous aux textes, laissez entrer les mélodies !
En surfant sur le net, vous pouvez découvrir plusieurs de ces facettes et comment il a évolué au fil des années. Depuis 1990, la voix brute s'est imposée aux sons des instruments.
Pour moi, le plaisir est toujours présent. Dans ma cd-thèque plutôt hétéroclite, ou éclectique, il côtoie Brel, Cabrel, Brillant, Chédid, Souchon, Voulzy, Mitchell, Aubert... et aussi Ramazoti, Zucchero, Texas, les Beatles, Seal, Marvin Gay ou Anastacia...
Il me fait l'immense honneur de venir pour un concert privé, sur mes terres, acceptant l'invitation suite à une incursion de ma part dans son monde quand je lui ai demandé l'autorisation d'écrire sur une de ses chansons.
Alors ses 50 ans, associés aux miens, donneront je l'espère, à tous ceux qui accepteront l'invitation, un siècle de musique dans la tête !
Coachiquement votre,
Serge

mardi 24 décembre 2013

L'autre... ou moi

L'autre... ou moi, faire naître un groupe ou l'utopie d'une histoire sans l'autre.
Une histoire dans l'histoire, des regards, des sourires, des larmes et finalement...
Des hommes et des femmes...
Des pairs et des impairs...
Nous ne savons jamais qui est l'autre, et quand l'autre est moi, se forme alors la question : qui est l'autre ?
Quel est le sens de la question, que cherche-t-il à dire ?
L'autre est notre compagnon, et durant la vie du groupe en formation, il était assis à côté de moi, ou à côté de l'autre. 
Qui est l'autre ?
Le début de ce texte laisse à penser que l'autre et moi ne sont qu'un. Mais non l'autre n'est pas moi, c'est lui ou elle que j'ai côtoyé sans le (la) connaitre.
Nous avons posé tard nos sacs et jamais finalement ouvert nos histoires.
L'autre, c'est le groupe, une harmonie, une construction pérenne, durable ou finalement éphémère, friable.
J'ai vécu avec l'autre, j'ai souvent pensé à l'autre, comme ce soir avec une petite lampe sur mon bureau qui éclaire timidement la pièce, mais qui me laisse voir les doigts sur le clavier qui court dans mes pensées pour poser ces mots.
Le poêle à bois fait son office : il chauffe la pièce, la maison. Chauffe-t-il au-delà de nos corps ?..
Voilà, je suis encore sur la ligne de flottaison, et Fred chante à travers mes écouteurs "laisse moi être un homme", s'adressant à cette femme qui partage sa vie, ses histoires.
Je ne donne pas de sens à mes pensées, mais poser les mots sur la feuille est agréable, comme une magie d'un tour de passe-passe que je me joue, pour vous éveiller à mon monde.
Je m'adresse à l'autre, l'autre, celui qui est toi, toi unique et seul comme le groupe.
Le groupe est-il un autre à qui nous pouvons adresser des messages et à qui nous pouvons vendre nos envies, nos doutes, nos joies et croire qu'il partagera une suite.
Le groupe vit son histoire lors des temps de vie du groupe, quand se crée l'autre.
A chaque séparation, l'autre s'éloigne mais nous savons qu'il reviendra... à la prochaine session, puis plus de session, la fin de l'autre, la fin de lui.
Le groupe n'est plus et les promesses entendues, donc irréelles, sont écrites à l'encre sympathique.
Quelqu'un chauffera-t-il le papier pour voir les lettres renaître ?
Je laisse à chacun la lecture, l'interprétation de ce message qui n'existe pas.
Je suis un autre, pas l'autre... 
Mais avons-nous créé l'autre ? Avons-nous posé l'autre ?
La naissance d'un groupe, la vie d'un groupe, la mort d'un groupe...
Éphémère, comme ce papillon qui traverse une vie que nous croyons courte mais qui finalement est sa vie... donc entière pour lui.
Partagez !

Serge

"Fred est toujours en arrière plan... c'est toujours plus beau ailleurs"

dimanche 13 octobre 2013

Mémoire - Conclusion

Conclusion
OUPA13 : la baronnie des DUC

Il était une fois…
            Un jour, un ministre bienveillant et plein de sagesse eu l’idée de rassembler des barons derrière un projet : former à l’écoute, grandir en devenant néant, en faire des adeptes de la transformance. Il se donna un an pour faire aboutir le projet et appela tous les spécialistes du royaume, et au-delà, pour arriver à ces fins. Pas les siennes, mais celle de l’idéal. Il sélectionna les barons sur des critères objectifs, et lança le programme en ce début d’automne de l’an 1.
            Je vais ne pas vous conter l’histoire d’un baron, fier,  indépendant et rebelle. Aurait-il voulu être roi ? Je le crois. Pour lui, être roi c’était être devant, calife à la place du calife. Croyait-il pouvoir changer le monde ? Il marche à la reconnaissance ; aimé de son peuple, dans sa baronnie, il s’est fabriqué un royaume. Il s’est construit parfois froid, parfois distant, il est aussi jovial, bavard et dynamique. C’est un spécialiste du non-conventionnel, réfractaire à l’autorité, plein d’imagination ou d’imaginaire, il sait se fondre aussi pour plaire. Qui est-il ? Est-il vrai ? Il est multiple. Il sait faire vivre plusieurs personnages et présente l’un ou l’autre fonction des circonstances. Il n’aime pas se sentir en soumission, il n’aime pas ne pas être entendu.
            Aujourd’hui, en cet automne de l’an 1, il entre au sein de la table ronde. Les spécialistes sont venus depuis et à plusieurs reprises. Quatre jours par mois, il se pose et se fracture (ou pas). Il y a les autres barons… chacun jouant sa partition. Il intègre un groupe de pairs. Cela est étrange. Tantôt extraverti, tantôt observateur, il livre des morceaux de lui, du vrai, mais est-il vrai ? Il sent bien qu’il n’est pas ou ne sera pas le Roi. Ce n’est pas cela qu’il est venu chercher, il le sait. Mais sa construction, son modèle, doit-il le déchirer, l’exploser ?
            L’hiver est passé, le printemps « dépassé », aujourd’hui, c’est l’été, 28 juin 2013, les Barons sont fatigués…Tous les « sorciers », les « chamans », les « gourous », qui n’étaient en fait que de simples femmes et hommes chargés d’humanité et d’humilité ont exercé sur nous leur pouvoir. Nous avons côtoyé des professionnels qui ont transmis un savoir de sagesse, pour moi appuyé sur plus loin vers le rien, vers le vide. Je fus tenté pour être le Fou du Roi, mais pas de roi, pas de couronne. Ils en ont rêvé de la table ronde et d’un Arthur qui serait le rassembleur d’un royaume en construction. Mais Merlin se cache en chacun de nous et chaque Baron a un territoire à défricher, qui n’est pas facile à livrer. Il existe des zones d’ombre, des dragons enfouis qui sont prêts à se réveiller si par ailleurs il venait à l’idée de quelques Chevaliers de vouloir entrer dans la grotte. Les rassemblements des Barons sont terminés. Ils rentrent chez eux fatigués. Ils savent qu’ils ont vécu un temps précieux en commun, que la paix de leur territoire passe par ce chemin de rencontres. Ils ne pourront pas l’oublier. Ils continueront à échanger, sur d’autres territoires, tous ou quelques-uns, par affinité, par envie, par hasard…
Ont-ils trouvé ce qu’ils cherchaient ?
Leur quête du Graal tel un Perceval ou un Galaad ne fait que commencer.
            Voyez-vous ? Voyez-vous au-delà des apparences ? Je ne suis qu’un conteur d’histoires, et celle que je viens de vous proposer est un imaginaire ouvrant sur le champ des possibles. Je, nous ne sommes pas les héros des histoires à suivre. Objectifs, problèmes, envies, angoisses, limites, croyances, valeurs vous partagez nos jours et nos nuits, ombre et lumière…
            Le principal personnage, celui qui proposera le script, réalisateur et producteur de son film est et reste celui qui s’adresse à nous pour trouver d’autres scenarii, peut-être un figurant. Ou des compagnons d’armes, des écuyers pour ces chevaliers qui ont leur propre quête ? Elle nourrira la nôtre, j’en reste persuadé. Nous avancerons, nous progresserons, nous développerons de nouveaux modèles. Les processus seront toujours revisités, les pensées bousculées. Aujourd’hui, la programmation neurolinguistique, l’analyse transactionnelle, l’orientée solution, la narrative ou la gestalt. Demain, sur nos territoires…
Nous sommes l’infiniment petit, ils sont l’infiniment grand.
Et si le problème n’est pas le problème !
S’il est le symptôme, que sert-il ?
Qui sert-il ?
Que vient-il nourrir ?
[1]





[1] Stéphane Crabié, Philo-coach, chevalier noir d'une impression médiévale à l'entrée. Mais le noir, la partie "Prince Jean", n'est pas le personnage. Une approche philosophique du coaching, ou une approche coachique de la philosophie, toujours est-il que « Socrate est bien un bavard, un imposteur » (à replacer dans son contexte).

Mémoire - synthèse rélexions prersonnelles

7.   Synthèse des réflexions personnelles sur le coaching

            Tout est dans le titre ! C’est quoi le coaching ? N’y ai-je pas répondu à travers les parties précédentes, particulièrement dans les 4 et 5, et quelque peu dans la partie 1 ? Ma, mes réponses, je les puiserai dans mes cahiers et mes écrits personnels que j’ai réalisés tout au long de la formation, au cours de prises de notes en face à face pédagogique, ou plus personnel, dans mes écrits quand, seul, le petit matin se fait jour, entre deux sessions ou deux journées.
            Mais je commencerai par la définition de mon support préféré le « Larousse 1915 » : RIEN. Il n’y a rien entre coaccusé et coacquéreur. Finalement, cela me convient, le coach n’est rien. Et il n’y a pas non plus coaching. Mais ce n’est pas une fin en soi, en 99 ans, le mot a pris sa place et son essor. Le coaching est présent dans notre quotidien. Les moteurs de recherche nous renvoient :
-       Pour Google en tapant coaching, c’est 161 000 000 de résultats,
-       Pour Bing c’est 34 200 000 résultats,
-       Pour Orange c’est 4 048 854 résultats
            Ma première réflexion est donc explosion. Il y a eu explosion…  Comme la population mondiale. En 1960, nous étions environ 3 milliards, aujourd’hui près de 7 milliards d’humains. Si le marché du coaching concerne 0.01 % de la population, il y a donc 700 000 personnes susceptibles de s’adresser à nous. Et combien de coachs formés ou en formation ? Je joue sur les chiffres, cela me correspond, jouer sur le support, interpréter et faire dire « tout et n’importe quoi ». La réflexion de base serait : comment trouver l’équilibre économique ? Et à suivre, pourquoi tant de gens veulent se former ? Ont-ils mesuré l’écart ? Pensent-ils être aptes ?
            C’est là que je fais un renversement : pourquoi je coache ? Pourquoi devient-on coach (Blanc-Sahnoun, 2010) ? En effet, la première et seule réflexion personnelle sur le coaching est pour moi celle-là, celle qui fonde mon besoin. Pourquoi je « coache » ? Ce n’est pas l’âge qui garantit l’écoute. Je crois que notre parcours de vie, notre personnalité, sont en premier lieu des éléments fondateurs.
            Je ne savais pas que je ne savais pas ou que je sais que je ne sais pas, il y a d’autres alternatives. Je ne sais pas que je sais pour je sais que je sais. Quel est mon état de conscience ? La vie, mon parcours de vie laisse paraitre une sensibilité, une « compétence » innée ou pas à entrer en relation. Je me suis construit sur une ligne pas toujours droite, mais sur une ligne de force.
            Doucement, et finalement très vite, je bascule dans le monde de la formation, de l’enseignement. Je prends plaisir à y jouer. Je flatte mon égo. Je marche à la reconnaissance. Je dis souvent que l’enseignant est un acteur, il a devant lui une salle, des spectateurs et une scène ; sur cette scène, il doit être présent. Faire vibrer, rencontrer, plaire… J’ai besoin de la rencontre, et le plaisir est multiplié quand l’apprenant vient à la rencontre, pour discuter, pour ouvrir. Dans ces moments, je ne compte pas, j’entre en relation. Par contre, quel était mon rôle ? Quelle était ma posture ? Etais-je écologique ?
            Les années ont passé, je bascule. J’ai déroulé, sur ma première partie de carrière professionnelle, la majorité du temps en face à face pédagogique. Indépendant, je trouvais de l’intérêt (personnel) à être multi-employeurs et donc très indépendant. La liberté de faire ou de ne pas faire, sans contrainte, était un moteur. De cette position pluriel, je suis passé à mono avec toujours, je le crois, le même enthousiasme. Depuis 14 ans, je partage le quotidien d’environ 500 jeunes : une vraie société, au sens sociétal. Je construis mon environnement professionnel, car la fonction que j’occupe était à créer, à modéliser.  Elle sera donc à mon image.
 « Je suis dans la fosse, dompteur de tous mes lions ! ».
            Finalement, 1988-2012 : 24 ans. Voilà 24 ans que je suis en liaison, en parallèle de l’accompagnement. La 25ème année, c’est décidé : je bascule. Je décide de partir en formation pour ajouter cette corde que je voulais à mon arc. Une corde d’écoute, une corde de professionnel dans l’accompagnement. Ne plus être conseil mais question. Coacher et après ? Si cette question existe, c'est qu'elle fait écho chez moi. Le coach est pour moi le vide, le rien. Influent, il vous permet de plonger, plonger pour avancer, avancer sur un territoire où vous permettez que quelqu'un vous accompagne : le coach. A vos côtés, un peu en arrière, il vous permet d'être.
            Le coaching a donc ouvert quelque chose de primordial : apprendre à se connaître, et éclairer ses zones d’ombre. J’ai commencé ce travail, et cette réflexion est essentielle. Peut-on accompagner et ne pas se connaître ? Je vous livre des éléments de mes réflexions personnelles sur celui que je suis :



Qui est-il ? Un structuré de la fragmentation…
D'où vient-il ?
Je suis cerveau en ébullition, créatif de rien et toujours une idée devant, avant l'autre...
Qu'il est parfois fatiguant de faire équipe avec lui, lui qui joue des mots. 
C'est quoi un structuré de la fragmentation.
Cela m'est venu en faisant une introspection. Quand j'ai voulu me définir, structuré et déstructuré sont arrivés très vite... suivi de fragmenté et défragmenté. J'ai alors joué sur et avec ces mots, pour ne retenir que "c'est un structuré de la fragmentation".
Tout éclate, tout s'envole...
Les souvenirs ne sont que quelques bribes de parcours. J'ai 14 écoles différentes entre la maternelle et le collège. Ce sont les fragments, fragments de vie, fragments de rencontres, fragments de liens. Que me reste-t-il de ces années d'enfance : plein de choses et pourtant, difficiles de les mettre bout à bout. Qui est Pierre ou Mathieu ? Qui est Catherine ou Sylvie ?
Des images furtives mais pas d'images.
Aujourd'hui, je stabilise, ma vie me stabilise. Je suis "sédentaire" en Aunis, attaché à mes racines rampantes. Ici ce n'est pas mon sol, c'est ma vie. Mais toujours des fragments : je travaille dans une école d'ingénieurs. Tous les ans, de nouveaux visages, encore furtifs ou temporaires. Je les vois grandir, se construire. Je les accompagne un temps. Je ne suis pas en attache avec eux, juste en liaison, pour 5 ans, pour 1 an... Des fragments, des souvenirs.
Alors pourquoi structuré ?
Je suis aussi très attaché aux règles, mes règles. Le cadre, mon cadre. Ma formation en gestion et finances n'est pas un hasard ? J'ai suivi des gens, fidèle en amitié. Un esprit cartésien qui n'aime pas le conformisme... Éduqué strictement, entendant le « j'ai raison, les autres ont tort », j'ai modelé, petit à petit mon profil... même de face. Structuré : assurément !

Il est donc logique, si ce n'est indissociable que je suis un structuré de la fragmentation.

……..

Une question m'occupe : suis-je vrai ?
Cette question je la ressasse
Et sans voir le temps qui passe
Miroir renvoie-t-il ce vrai ?
Nous nous fabriquons
Nous nous construisons
La vie nous percute
La vie nous recrute
Elle nous amplifie
Elle nous embellit
Des virages pris à tout âge
Le tournant est plus puissant
Des lignes droites pas trop étroites
Se regarder
Se relever
Alors suis-je vrai ?
Ou que la craie ?
Sur le tableau
Un petit mot
V... 


……..

L'envie de faire,
L'envie de vivre,
L'envie de voir,
L'envie de fuir,
L'envie de revenir,
Et enfin y mettre de soi,
Et enfin y mettre de l'autre,
Et enfin y mettre son âme,
Et enfin y mettre son corps,
Si le doute s'installe,
Si le doute percute,
Si le doute efface,
Si le doute dérive,
Alors combattre,
Alors servir,
Alors rugir,
Alors gagner.

……..

Tout cela est ma réflexion sur le coaching. Un ensemble de points d’interrogation, la découverte d’un métier, la découverte de liaisons. Doit-il exister, doit-il être ? Il me pousse, non il m'ouvre. Irai-je plus loin ?
Un pas, l'un après l'autre, sert à avancer, et sait-on la destination à chaque fois ?
Un pas, l'un après l'autre, sert à reculer, et que ne voit-on ?
Un pas, l'un après l'autre, je fais un pas.